Nouvelle reforme CPF attendue pour le PLF 2027
Financement
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Nouvelle réforme du CPF : ce qui se prépare et pourquoi ne pas attendre

Le gouvernement vient d’annoncer une nouvelle réforme du CPF. Cette fois, ce n’est pas une question de montant ou de reste à charge. C’est le principe même de la liberté de se former qui pourrait changer. Avant chaque formation ou bilan de compétences, un accord préalable serait requis : soit de votre employeur, soit d’un conseiller d’un organisme public. Rien n’est encore voté mais si cette réforme venait à passer, utiliser son CPF librement pourrait devenir plus compliqué dès 2027. 

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Prise de rendez-vous

Qu’est-ce que le gouvernement veut changer ?

Le 16 juillet 2026, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a annoncé une évolution majeure. Il souhaite transformer le Compte Personnel de Formation en Compte Professionnel de Formation. Concrètement : avant toute formation ou bilan de compétences financé par le CPF, un tiers vérifierait que votre projet est cohérent avec votre parcours professionnel.

Sur votre temps de travail c’est l’employeur qui validerait.

En dehors du temps de travail, c’est un conseiller en évolution professionnel qui interviendrait. Un questionnaire automatisé serait prévu en amont pour préciser votre projet.

La motivation de cette nouvelle réforme est budgétaire : le ministère du Travail doit économiser 1,9 milliard d’euros d’ici 2027.

Aucun texte n’est encore voté. Vos droits CPF sont toujours utilisables librement actuellement.

Financer une formation ou un bilan de compétences avec votre CPF deviendrait plus complexe

Ce que ça changerait pour vos formations finançables par le CPF

Aujourd’hui, vous pouvez choisir une formation certifiante sur moncompteformation.gouv.fr et vous inscrire directement. Sans intermédiaire, sans justification et sans aucun accord préalable si vous agissez hors de votre temps de travail.

Demain, si la réforme passe, une étape supplémentaire s’intercalerait avant l’inscription. Pour les formations sur le temps de travail, votre employeur examinerait non plus seulement votre absence mais aussi la pertinence professionnelle de votre choix. Pour les formations hors temps de travail, un conseiller CEP (ou un conseiller d’un organisme public spécifique : l’APEC pour les cadres, France Travail pour les demandeurs d’emploi…) validerait la cohérence de votre projet.

Ce qu’on ne sait pas encore : cet avis sera-t-il bloquant ou simplement consultatif ? Dans quel délai sera-t-il rendu ? Que se passera-t-il en cas de refus ? Ces réponses viendront avec le texte de loi, pas encore dévoilé.

Ce que ça changerait pour un bilan de compétences

Le bilan de compétences a une position particulière dans ce débat. Son rôle est précisément de clarifier un projet professionnel, ce que le gouvernement veut imposer comme vérification préalable à toute formation. En ce sens, le bilan répond par définition au critère de cohérence que la réforme cherche à garantir.

Néanmoins, comme pour les formations, les délais pourraient ici s’allonger. Aujourd’hui, vous mobilisez votre CPF et démarrez en quelques semaines. Si une validation via un tiers devient obligatoire, il faudra d’abord obtenir un rendez-vous puis attendre une décision. Ce qui pourrait retarder le démarrage de bilan si le dispositif est saturé.

D’autre part, la discrétion vis-à-vis de l’employeur pourrait être impactée.

Hors du temps de travail, la validation passerait par un tiers externe, votre employeur ne serait donc pas impliqué.

Sur le temps de travail, c’est différent. Aujourd’hui, si vous souhaitez faire votre bilan sur vos heures de travail, votre employeur donne un accord organisationnel : il accepte votre absence pendant les séances. Il ne se prononce pas sur le fond de votre démarche.

Avec la réforme envisagée, cet accord deviendrait un accord de fond. L’employeur ne validerait plus seulement le fait que vous pouvez vous absenter : il validerait aussi que votre projet de bilan de compétences est, selon lui, cohérent avec votre parcours professionnel. Cela signifie que vous devriez lui exposer les raisons de votre démarche avant même de commencer. Et qu’il aurait potentiellement la main pour estimer que votre projet ne correspond pas aux critères attendus.

Vos droits CPF sont encore mobilisables

Tant qu’aucun texte n’a été validé, vous pouvez encore mobiliser votre CPF librement, pour une formation professionnelle ou un bilan de compétences.

Ce n’est pas une raison de se précipiter dans n’importe quel projet. C’est une raison de ne plus reporter un projet qui était déjà mûr. Nos conseillers sont disponibles pour un premier échange gratuit et sans engagement.

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